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Pourquoi s'engager dans le Défi Banlieue Verte ?
Dans les dernières années, le développement rapide des banlieues autours des grandes agglomérations urbaines a souvent envahit des terres essentielles à la conservation des ressources naturelles et de l'environnement. Pour minimiser les coûts de construction et maximiser leurs profits, les promoteurs immobiliers défrichent totalement de vastes terrains et développent des quartiers résidentiels arides et sans âme ou il n’y a pas de trottoirs, ni de voies cyclables, et peu d’espaces verts. Les conséquences négatives de l'étalement urbain ne sont pas seulement environnementales mais sont aussi d'ordre social et économique. Le portrait actuel des périphéries urbaines, où l'on retrouve des quartiers mono-fonctionnels, nous rendents complètement dépendants de l'automobile et favorisent l'isolement des individus. Pour freiner ce phénomène, de nouveaux models et plans d'aménagement urbain qui répondent aux principes du développement durable, devraient être mis en place et imposés par les municipalités aux promoteurs immobiliers. Il y a toutefois une action concrète et efficace que chaque citoyen peux réaliser afin d'apporter une contribution positive a l'amélioration de la qualité de vie dans un quartier déjà établi: il s'agit simplement de planter un arbre de plus sur son propre terrain. Les bénéfices que la collectivité en tirerait seraient considérables.
Saviez-vous que ? Les arbres sont des filtres à air naturels… Les problèmes de santé reliés à la pollution sont nombreux une augmentation des cas d’asthme. Chaque année, l’économie canadienne perd des milliards de dollars en soins de santé et productivité, à la suite de problèmes associés à la mauvaise qualité de l’air dans nos grosses villes. La vaste surface foliaire offerte par le couvert d’un arbre filtre la poussière fine produite par le brûlage des combustibles fossiles qui polluent l’air. Un hectare de forêt urbaine, ou son équivalent végétal planté dans une collectivité, peut éliminer 15 tonnes de smog causant de la pollution chaque année. C’est l’équivalent en gros des émissions produites par 77 automobiles moyennes, chacune étant conduite sur 16 000 kilomètres par année. Lorsque le thermomètre monte à 18 ºC ou plus, le problème de la pollution de l’air empire. Avec l’addition de la lumière du soleil, les polluants atmosphériques commencent à se combiner pour produire des composés secondaires de plus en plus nocifs, comme de l’ozone troposphérique. Un autre bienfait offert par le couvert d’un arbre est le suivant : lorsque l’air passe à travers, plusieurs de ces composés secondaires volatils peuvent être physiquement décomposés en éléments moins nocifs. Les arbres sont des climatiseurs naturels… Mis à part le réchauffement du globe, l’effet d’îlot thermique urbain est un phénomène local qui peut augmenter la température dans une ville de 38 à 10 ºC supplémentaires. Bien que les arbres jouent un rôle général pour réduire le réchauffement du globe en captant le carbone atmosphérique dans leur biomasse ligneuse, les arbres plantés dans une ville peuvent également aider à faire baisser la température : • en fournissant de l’ombre sur les surfaces revêtues et en interceptant la lumière du soleil qui serait autrement transformée en chaleur; • en faisant transpirer les feuilles, ce qui augmente la teneur en humidité dans l’air et le rafraîchit car une plus grosse énergie thermique par volume est nécessaire pour hausser la température. mais ce sont les poumons qui en souffrent le plus. Le smog réduisent non seulement le danger d’une vague de chaleur estivale mais ils aident également à combattre la pollution de l’air en réduisant le nombre de journées de smog où la température atteint ou dépasse 18 oC. En plus de fournir un refuge ombragé contre le soleil estival aux citadins, les arbres plantés près d’une demeure pour placer les fenêtres et les murs à l’ombre peuvent couper les coûts de climatisation de 25 à 50 %.
Les arbres sont des thérapeutes naturels… Dans notre société de plus en plus urbanisée, nos villes s’éloignent de leur patrimoine naturel et créent un milieu stressant qui perturbe notre bien-être. Dans un paysage plein d’asphalte gris et de béton, extrêmement bruyant avec les foules, le trafic et la construction, nous pouvons avoir une envie constante de nous échapper. En plantant un grand nombre d’arbres dans nos villes, nous aménageons une zone tampon qui atténuera les bruits stressants et dissimulera certaines des caractéristiques moins attrayantes du terrain, comme les parcs de stationnement, les chemins sans fin et les édifices vacants ou peu entretenus. De plus, en réduisant la pollution dans l’air, nous faisons aussi disparaître un peu de la brume sèche qui est tellement typique de l’horizon urbain. Tout en nous faisant sentir mieux, les arbres embellissent nos villes et renforcent le sentiment d’appartenance communautaire. En naturalisant notre milieu, nous introduisons un moyen thérapeutique éprouvé pour améliorer la santé humaine. Des études ont démontré que les patients hospitalisés dont la fenêtre offre une vue boisée naturelle, comparativement à un mur de briques par exemple, se rétablissent plus rapidement et avec moins de traitement.
Ces textes ont été tirés du pamphlet Les arbres: pour notre santé et celle de nos villes, rédigé par la Fondation canadienne de l’arbre www.tcf-fca.ca
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